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Senami

«Amoureuse des questions philosophiques, psychologue sur commande pour mon entourage, j’ai toujours aimé jouer avec les mots et leurs tournures. J’aime poser des questions, comprendre l’autre, apprivoiser ses doutes, ses peurs et ses rêves. Je suis une curieuse dans l’âme avec un penchant pour le verbe et la beauté qui sommeille en tout. J’écris de la poésie, qu’elle soit en prose ou en vers, depuis toute petite. J’aime l’émotion qui traverse les écrits. Nul besoin de comprendre ou de décortiquer. Il suffit de ressentir.»
-Senami


Ses œuvres

Les Enfants du Soleil

Sourire aux lèvres et l’âme vide.

Habitants de la terre, ils viennent d’une contrée qui leur est inconnue.

Souliers troués et de l’or dans les veines,

Les enfants du soleil n’appartiennent pas au temps.

Ils voguent au gré du vent.

Navigateurs perdus, rescapés d’un couvent,

Le bateau familier est devenu prison.

Ils cherchent le chemin, quand ils sont la boussole.

Et soudain, sous le sol, retentit le murmure des ancêtres perdus.

Ils réclament leur dû.

‘De grâce hâtez-vos pas!’ crient les âmes attristées

‘Nous nous sommes sacrifiés pour votre liberté!

Appelez au secours, nos déesses aimantes,

Répandez pour leur joie de la myrrhe, de la menthe!

Cœurs inclinés vers l’est, ravivez vos mémoires.

Réveillez vos consciences ou sombrez dans le noir!

Vous n’êtes point héritiers d’un peuple qui supplie

Contactez les anciens ou passez dans l’oubli

Écoutez nos messages! Écoutez nos messages!

Nous parlons nuit et jour dans le bruit des oiseaux

Dans l’ombre du soleil et l’odeur des grandes eaux

De grâce hâtez-vos pas, nous partirons bientôt

Le haut miroir sans tain perd déjà en éclat

La lueur du matin prochainement reviendra

Revêtez vos armures, reprenez le combat! Force! Enfants du soleil! Nous nous allons déjà.


Maman Parle

Maman parle et personne n’entend

Elle dit qu’il faut partir, que le vent souffle fort

Que la marée monte haut, qu’il y a la mort, dehors

Mère veut plier bagage, il faut plier bagage.

Les autres sont venus, revêtus de lumière

Des flèches au fond de l’âme, des fleurs au bout des doigts.

Ils étaient rayonnants, ils sont venus couverts

De principes, d’amour, de justice et de droit

Que disaient-ils déjà?

Je ne me souviens pas, ils ont pris ma mémoire

J’ai perdu le savoir, il s’est enfoui…en moi.

Maman crie et personne n’écoute

Elle dit qu’ils ont menti, sur ça elle n’a de doute

Elle voit à travers l’âme, elle sait ce qu’il en coute

Elle sent l’odeur du feu et le présage des cendres

Si elle donne la vie, elle sait qui veut la prendre

Elle verra ses enfants, revenir sur la terre

Couchés sur le rivage, rejetés par la mer

De la peur au visage, ils ont compris trop tard

Leurs esprits ont parlé, ils sont partis trop tôt

Sans être préparés, happés par le bateau

Ils se sont faits bernés.

Croyants être en danger,

Ils ont tendu l’oreille à des propos menteurs.

Mère connait les coupables, elle a la rage au cœur.

Je fuirais à votre place, je fuirais sans délai!

Le courroux de la mère est courroux sanguinaire

Il ne laisse de trace que des râles et des os

J’irais si j’étais vous rejoindre les grandes eaux

Je fuirais à votre place sans demander mon reste

Souffle court, en détresse, sans regard en arrière

Le châtiment de sel n’est point assez sévère

Pour le départ précoce des princes de lumière Je fuirais à votre place la tornade et la mer.

11 Comments

  1. Tu écris très bien et tu as du talent 👏🏽👏🏽👏🏽👏🏽
    Excellente continuation !!!!

  2. Ma chérie tu es bonne 😍! Tu es trop trop bonne . En fait tu es juste la meilleure. Pas besoin de te lire, je suis en amour depuis. De tout cœur avec toi ma belle 🥳🥳🥳🙌🙌🙌. On attend le trophée 🏆👏👏👏

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